Son histoire

En 2018, lors de vacances estivales à Adzopé, est né le souhait de créer une association en faveur des jeunes, car nous avons constaté qu’ils ne disposent d’aucun lieu où il leur est possible de s’adonner à une passion ou d’exercer une activité, qu’elle soit ludique, artistique ou sportive.

Débarquant avec une piscine gonflable, sortie tout droit de nos bagages, il a tout d’abord fallu trouver un endroit sans déchets, ni cailloux où installer puis gonfler cette piscine, puis péniblement y verser des litres d’eau.

Les enfants des alentours sont rapidement venus nous prêter main forte. Alors que les yeux de ces derniers brillaient, les yeux des adultes s’arrondissaient en songeant à tout ce gaspillage d’eau. Même si personne ne nous a freiné dans notre opération, notre piscine n’a servi qu’une seule fois lors de ce voyage, et ceci le jour de notre arrivée. Tous les enfants du quartier ont profité pour y patauger avec bonheur – même si l’eau a très rapidement changé de couleur.

A Adzopé, il n’existe en effet ni piscine, ni bibliothèque, ni cinéma, ni salle de sport, ni terrain de jeux, ni espace extérieur ou intérieur qui permettent aux enfants de se dépenser, jouer, lire, bricoler ou encore exercer un quelconque loisir.

Confrontés à la réalité d’autres jeunes que ceux que nous avons l’habitude de côtoyer en Europe, nous nous sommes rendus compte de la chance dont disposent nos propres enfants – chose que nous oublions trop souvent et que nous considérons comme une normalité. C’est ainsi que, sans nous poser de questions, nous voyons quotidiennement nos jeunes évoluer dans un environnement propice à leur épanouissement.

En Suisse, la lecture aussi bien que les cours de chant, de musique, danse, sport, dessin ou théâtre sont à la portée de tous et s’offrent régulièrement à nos enfants, leur permettant de développer des passions, de nourrir des rêves et d’allumer des étoiles dans leurs yeux.

A Adzopé, nous avons constaté qu’avec peu, nous pouvions donner beaucoup. C’est ainsi que nous avons projeté des films sur le mur de la maison familiale, proposé des boissons, du popcorn et des sucreries à nos petits et grands visiteurs. Ces moments rassemblaient jusqu’à cinquante enfants et même les vieux et vieilles du quartier venaient s’arrêter dans la rue pour regarder « Avengers » ou « Kirikou ».

“Qui est riche sans être généreux n’a rien”